Écrit par lucas
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07 Février 2010
Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… mais l’important ce n’est pas la chute, mais l’atterrissage. Voilà comment Mathieu Kassovitz introduisait son film « La Haine ». Le PSG pourrait servir de thème à une suite du film car il est en chute libre depuis des années
Après quatre années catastrophiques, avec un faux semblant la saison passée, Paris s’enfonce dans la médiocrité. Quelques coupes par ci par là ont rendu la chute moins angoissante. Mais hier soir, la réalité a frappé. Et elle a frappé fort.
Lorient a humilié un groupe qui mis ensemble sur un terrain constitue l’équipe du Paris Saint Germain.
C’est un « blocage psychologique », c’est dans « les têtes », aiment à répéter les dirigeants et entraineurs qui se sont succédés dans la capitale. Mais aujourd’hui, plus personne n’est dupe. 95% de l’effectif parisien (joueurs, staff, dirigeants) est incompétent.
Sur le terrain, rarement l’équipe n’avait affiché un visage aussi faible. Et dire que la masse salariale du club dépasse les 50 millions €…
Nantes, Saint Etienne, sont passés par cette phase de nullité générale, avant de sombrer en Ligue 2. Quand la médiocrité s’installe, il est très difficile d’en sortir. Comme une sorte de moisissure qui envahit les fondations d’une maison, Paris est rongé de toute part. Parfois, seule la démolition est efficace…
Autrement dit, Paris a testé de multiples traitements, mais cette moisissure est toujours là. Et les murs commencent à s’effondrer…
Les résidents du club, à savoir les supporters, n’arrivent plus à respirer. Les fondations leur tombent sur la tête. Et puisque personne ne vient pour les aider, ils doivent sauver l’essentiel : ce qu’ils aiment, à savoir l’institution PSG, ses couleurs et ses valeurs. Et dans l’urgence, pas le temps d’enfiler son bleu de travail pour ne pas se salir.
Tout le club est recouvert d’une belle couche de merde, et elle n’a jamais senti la rose. Les dirigeants auront beau agiter leurs sprays désodorisants, il y a un arrière goût de pisse général. Les mots sont grossiers, mais l’attitude des joueurs hier soir ne l’est elle pas ?
Je lisais ce matin que les dirigeants ont pris conscience de la situation, et sont prêts à investir de l’argent pour sortir le PSG de cette impasse. Voulez vous que l’on baisse notre pantalon également ? Histoire de se faire avoir jusqu’au bout… Colony a eu sa chance d’investir. Colony ne dupera plus personne. Il est grand temps de dégager, vite vite vite.
Une chose difficile à faire, comme je l’écrivais il y a quelques semaines, est le renoncement. Aujourd’hui, ce renoncement se traduit par une volonté de tout effacer, de tout oublier, pour tout recommencer. Le PSG ressemble à une feuille surchargée de gribouillis et de ratures, et les dirigeants espèrent nous faire croire que cette feuille est une œuvre d’art. Pas de chance, je m’y connais en art, et je peux affirmer que celle-ci est une croute. Et dans ces cas là, un artiste n’a pas 36 solutions : il change de toile et repart à Zéro. Car ici, même le « typex » ne se voit plus. Notre feuille est noire de crasse.
Des motifs d’espoir : Aucun. Même après une nuit de sommeil, qui soit disant porte conseil, le dégoût est toujours là. Un lavage d’estomac s’impose, car le PSG est écœurant. Chez McDo, il y a au moins un anti vomitif sur le pain…
Je ne connais pas le ressentiment des supporters ce matin, même si je peux me l’imaginer. Mais une chose est sûre, fini les encouragements, jusqu’à la fin de la saison. Même une série de victoire n’effaceront en rien cette succession d’humiliation. J’ai vu que les banderoles ont été enlevées au Parc, j’espère qu’elle ne seront remises que pour des joueurs qui en valent la peine.
« Où tu es nous sommes là, tu ne seras jamais seul, car nous deux c’est pour la vie » Le problème ne vient plus de nous, car ce sont les joueurs qui nous ont lâché, pas nous…
Jusqu’ici tout va… mal, baissez la tête, ça va faire mal.